Comment Steerone a rapproché données commerciales et financières pour donner aux équipes FP&A une lecture partagée de la performance et de l’atterrissage.
- Périmètre : Nexans, Rest of the World (RoW)
- Intervention : modèle de pilotage FP&A et Reporting Factory
- Données rapprochées : ventes, commandes, carnet, réalisé financier, forecast
Quelle part de la prévision de chiffre d’affaires est déjà couverte par les ventes facturées et les commandes à facturer ? Et quel écart reste-t-il à expliquer ? Chez Nexans, Steerone a structuré un modèle de pilotage rapprochant les données commerciales et financières pour permettre cette lecture sur le périmètre Rest of the World (RoW).
L’intervention a associé un modèle de données intégré, des restitutions Power BI et des supports de formation. Son apport : une vision de performance partagée, des analyses plus rapides et une meilleure anticipation des atterrissages. Elle illustre une première étape vers le xP&A : rendre les données d’activité et le forecast financier comparables, avant d’étendre la planification à d’autres fonctions.
L’enjeu : rapprocher la trajectoire commerciale de la prévision financière
Le reporting commercial et FP&A reposait sur des pratiques régionales hétérogènes. Les sources, les formats et les logiques de restitution ne permettaient pas de disposer aisément d’une vision consolidée et comparable. Pour la Finance centrale, l’enjeu était de dépasser la consolidation des chiffres afin de mieux analyser les écarts et de discuter les perspectives avec les régions.
Trois informations commerciales devaient être rapprochées : les ventes facturées, les prises de commandes et le carnet de commandes. Leur mise en relation avec les données financières et le forecast devait permettre de comprendre non seulement la performance réalisée, mais aussi ce que l’activité engagée permettait d’anticiper.
L’intervention : construire un modèle de données commun
Rapprocher SAP BI et HFM à une maille comparable
Steerone a construit un modèle intégré dans Power BI. Les flux commerciaux issus de SAP BI — ventes, prises de commandes et carnet — sont rapprochés des données financières et des prévisions issues de HFM. Le raccordement repose sur une maille commune entité et ligne de produits, qui permet d’aligner les sources sur un même découpage de l’activité.
Les traitements de préparation ont été centralisés dans des Dataflows : harmonisation des colonnes, nettoyage, mise en cohérence des formats et des dimensions. Ces traitements sont réutilisables dans les restitutions, plutôt que reconstruits dans chaque rapport.
Conserver la distinction entre activité et données financières
Le rapprochement ne consiste pas à confondre les sources. Une vente facturée, une commande enregistrée et un carnet observé à une date donnée ne portent pas la même information. Le modèle distingue leur origine et leur temporalité, ainsi que les données réalisées et les prévisions financières.
Cette distinction se retrouve dans les rythmes d’actualisation documentés : les données SAP BI sont rafraîchies automatiquement cinq fois par jour ; les données HFM sont mises à jour manuellement lors des clôtures ou des révisions de forecast. Le dispositif rapproche donc des sources à cadences différentes, sans les présenter comme une information financière intégralement disponible en temps réel.
Trois questions de pilotage rendues accessibles
1. Quelle part du forecast est couverte par l’activité déjà engagée ?
La lecture de l’atterrissage rapproche les ventes déjà facturées du carnet prévu pour être facturé sur la période, puis les confronte au forecast. Elle permet de distinguer la contribution du réalisé et celle des commandes restant à facturer, au lieu de traiter la prévision comme un montant isolé.
2. Où se situe l’écart restant à couvrir ?
Les vues d’écart au forecast et de ventes restant à réaliser permettent d’examiner la trajectoire par région, pays ou ligne de produits. Les équipes peuvent ainsi approfondir les écarts au niveau pertinent et confronter la prévision financière à la dynamique des prises de commandes.
3. Que dit cette trajectoire de la marge ?
Le reporting ne s’arrête pas au chiffre d’affaires : il comporte une lecture des ventes et des marges, ainsi que des analyses par clients et produits. Le carnet contribue également à la projection de marge. Ces vues permettent de discuter la composition de l’activité qui porte l’atterrissage, et pas seulement son montant.
Le point de vigilance : un carnet doit être lu à une date d’observation précise et sur le bon horizon de facturation. La totalité du carnet ne constitue pas automatiquement du chiffre d’affaires pour la période analysée.
Accompagner l’utilisation, pas seulement livrer le rapport
La mission a également produit un guide de prise en main, un tutoriel de navigation et des procédures de maintenance. Les supports expliquent les sources, les périodes de lecture, les filtres et les fonctionnalités du reporting, notamment les analyses clients et produits et le rapprochement avec HFM.
Des procédures décrivent aussi la mise à jour des référentiels et la gestion des périmètres d’accès. Cette documentation complète le modèle : elle donne aux équipes les moyens de comprendre les chiffres, d’en connaître les limites et d’assurer les opérations courantes.
Les apports de la mission
La mission a apporté une vision de performance partagée, des données consolidées et accessibles, des analyses plus rapides et une meilleure anticipation des atterrissages. Elle s’est également accompagnée d’une montée en compétence des équipes.
Concrètement, la Finance dispose d’une lecture rapprochant ce qui est facturé, ce qui reste dans le carnet et ce qui est prévu dans le forecast. Les discussions avec les régions peuvent s’appuyer sur cette base commune pour examiner les écarts et les perspectives de l’activité, dans une logique de décisions data-driven en direction financière.
Ce que ce cas apporte à une démarche xP&A
Le périmètre présenté est celui d’un reporting commercial et financier intégré. Il ne correspond pas à une planification déjà généralisée aux capacités industrielles, aux effectifs et à la trésorerie. Son intérêt pour le xP&A réside dans le lien établi entre la réalité de l’activité et la trajectoire financière.
L’enseignement à en tirer est précis : avant de connecter davantage de plans, il faut pouvoir expliquer l’atterrissage à partir de données comparables, datées et comprises par les équipes. Une maille commune, des définitions explicites et une lecture partagée des écarts constituent les fondations de ce travail — les mêmes que pour un modèle de planification budgétaire piloté par les drivers.
Conclusion
Chez Nexans, la contribution de Steerone a porté sur le modèle de données autant que sur les restitutions et leur appropriation. Le résultat est une base de pilotage qui rapproche les commandes, les ventes et le forecast, pour mieux anticiper l’atterrissage. Pour une direction financière engagée dans le xP&A, ce cas illustre un point de départ concret : relier une prévision à l’activité qui la sous-tend.
Steerone accompagne les directions financières dans la construction de leurs modèles de gestion, de reporting et de planification. Chaque contexte est différent : échangeons sur le vôtre.




